Bassin Adour-Garonne
Edito Elodie GALKO, Directrice générale
#146
Aider l’agriculture, ce n’est pas opposer performance et exigences : c’est investir dans son adaptation et sa pérennité.
Pour la deuxième année consécutive, l’Agence de l’eau Adour-Garonne était présente au SIA.
Cette présence n’est pas symbolique: elle traduit notre engagement constant aux côtés du monde agricole.
La transition, l’alimentation, la souveraineté… L’agriculture ne doit pas être laissée seule en première ligne face à ces enjeux majeurs.
Et nous sommes là pour accompagner le monde agricole.
La politique de l’eau poursuit trois objectifs indissociables :
- préserver la qualité de l’eau ;
- garantir la viabilité des exploitations ;
- et renforcer la résilience de nos territoires, afin d’y maintenir une qualité de vie pour les générations futures.
À l’échelle des 6 agences de l’eau, 2,6 milliards d’euros sont consacrés aux pratiques favorables à l’eau, chaque année. Dans le bassin Adour-Garonne, nous mobilisons 77 millions d’euros par an pour accompagner les transitions dans le monde agricole : mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC), conversion à l’agriculture biologique (CAB), paiements pour services environnementaux (PSE), projets de stockage, développement de nouvelles filières et réutilisation des eaux usées traitées (REUSE), développement de nouvelles filières.
Aider l’agriculture, ce n’est pas opposer performance et exigences : c’est investir dans son adaptation et sa pérennité.
Cela signifie faire évoluer nos modèles agricoles pour développer des productions plus résilientes, viables économiquement et accompagner pleinement la transformation de nos habitudes vers des choix plus durables, plus locaux et plus responsables. Des projets concrets montrent la voie, comme la filière chanvre que nous soutenons en Charente-Maritime.
Avec notre nouveau programme 2025-2030, nous nous fixons des objectifs ambitieux :
• soutenir 150 projets de filières agroécologiques ;
• accompagner 70 000 hectares en conversion biologique ;
• déployer 150 000 hectares par an en paiements pour services environnementaux ;
• économiser ou substituer 200 millions de m³ d’eau.
Préserver l’eau, c’est préparer l’avenir de nos territoires et celui des générations futures.